Les États-Unis veulent sanctionner des responsables européens pour une loi tech jugée trop stricte

Les États-Unis envisagent d’imposer des sanctions à des responsables européens impliqués dans l’application d’une nouvelle loi de l’Union européenne visant les grandes entreprises technologiques. Il s’agit du Digital Services Act (DSA) — une législation qui impose des règles à des plateformes comme Facebook, TikTok ou YouTube afin de rendre Internet plus sûr et plus équitable.

post-image-3
Des sanctions inhabituelles

Il est très rare qu’un pays envisage des sanctions personnelles simplement parce qu’il est en désaccord avec les lois d’un autre pays. En général, ce type de mesures est réservé à des situations graves comme des violations des droits de l’homme, des crimes de guerre ou de la corruption. Dans ce cas-ci, les personnes visées ne font que leur travail dans le cadre des règles européennes.

Le Digital Services Act a pour objectif de mieux protéger les utilisateurs européens en ligne. Les grandes plateformes doivent notamment :
  • supprimer plus rapidement les contenus dangereux ou illégaux
  • être plus transparentes sur le fonctionnement de leurs algorithmes
  • renforcer la protection des utilisateurs, notamment des enfants
  • indiquer clairement qui est responsable des contenus publiés
La pression américaine se heurte au droit européen

Le gouvernement américain, dirigé par l’ancien président Donald Trump, estime que cette loi nuit à la liberté d’expression. Selon lui, ce sont surtout les opinions conservatrices qui risquent d’être censurées. De plus, Washington considère que ces règles sont injustes pour les entreprises américaines. 

L’administration Trump menace donc non seulement d’interdire l’accès au territoire américain à certains responsables européens, mais aussi d’imposer des taxes supplémentaires sur les produits européens.

Face à ces accusations, l’Union européenne a fermement réagi. Ses porte-parole ont rappelé que l’UE a pleinement le droit d’adopter des lois en accord avec ses valeurs démocratiques. La Commission affirme que la DSA vise uniquement à protéger les utilisateurs et qu’elle ne discrimine personne.
Back to top button
Close
Close